mon été 2011

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Un brin d’histoire

UN BRIN D’HISTOIRE

 

Le développement de l’Île de Montréal s’étant fait pas concessions de la part des Sulpiciens depuis 1663, c’est en 1672 que se dessinent les costes Saint-Michel et Saint Léonard. En cette période où les guerres et les tentatives d’invasion se succèdent, le développement sera particulièrement lent. Par ailleurs, les intrigues politiques et les contraintes religieuses n’encouragent guère les efforts des habitants.

Carte redessinée en 1702 montrant la côte Saint-Michel entourée de forêts et flanquée à l’est

d’un espace libre marqué « terres non-concédées » qui deviendront cinq ans plus tard la côte Saint-Léonard

À partir de 1709, la côte Saint-Léonard adopte un rythme de vie semblable à celui des autres côtes et de la ville elle-même. Les terres achetées plus tôt font l’objet de reventes. De nouveaux colons, attirés par le développement concret de cette partie de l’île achètent des portions de terre. Des oppositions surgissent entre voisins et ces différends se règlent devant notaire. Bientôt, la construction d’un moulin à eau confirmera que les côtes Saint-Michel et Saint-Léonard produisent suffisamment de blé. Certains colons, peu habiles ou moins intéressés par le déboisement, céderont quelques arpents de bois de chauffage, façon économique de faire déserter la terre sans trop se dépenser.

Ainsi, jusqu’au milieu des années 1750, les habitants de ces deux côtes vivent plutôt de façon paisible, payant leurs rentes seigneuriales aux Sulpiciens et ayant à baliser le chemin public en hiver, plantant des têtes de conifères pour indiquer le chemin aux voyageurs.

En 1755, le service militaire obligatoire fera que les femmes, les enfants et les personnes âgées assumeront les semences, les récoltes et les soins au bétail. De plus, les habitants des côtes doivent loger et nourrir au moins un soldat durant l’hiver. Comme la patrie est en danger, c’est la terre qui en subit les contrecoups.

Il faudra encore patienter au moins un siècle pour que des structures profitables soutiennent les efforts des habitants.

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École construite en 1880

Une petite école très élémentaire où l’enseignement se résumait à apprendre à lire, à compter, à écrire et à prier… jusqu’à l’âge de douze ou quatorze  ans. La terre en culture avait besoin de bras pour assurer les besoins essentiels de la famille toujours nombreuse.

 

C’est à partir de 1875 que les gens de la côte Saint-Léonard font valoir les arguments qui militent en faveur de la création d’une paroisse bien à eux. Après avoir décrit les limites de leur territoire qui s’étend alors sur sept milles de longueur par deux de largeur et qui compte « environ douze cents âmes et près de huit cents communiants », ils évoquent leurs problèmes généraux. Riches par les terres qu’ils ont su cultiver avec art, ils se disent en mesure de payer des « dîmes de deux cents louis pour la subsistance d’un prêtre »… pour eux seuls.

Plusieurs ayant jusqu’à six milles pour se rendre à l’église la plus proche, sans compter l’état des chemins, il leur est très difficile d’aller faire baptiser, d’envoyer leurs enfants aux instructions du catéchisme et de transporter les défunts pour le service religieux.

Au début du XXième siècle, Saint-Léonard de possède pas de système d’aqueduc ni d’égout, ce qui enfreint le développement économique, sans parler du bien-être de ses habitants. C’est en 1916 qu’elle pourra enfin s’approvisionner en eau de façon régulière à la cité de Montréal. Les problèmes de gel engendrés par la rigueur de l’hiver ne seront cependant résolus que dans les années 30.

Peut-être plus dans l’optique du développement économique qu’en vue d’avantager les habitants, l’on prend les mesures nécessaires pour macadamiser les chemins existants et en construire d’autres. Si d’honnêtes chemins mènent alors à Montréal et dans les paroisses, ils ns sont guère différents de ceux aménagés au XVIIIe siècle. Risqués au printemps et en automne, ils sont souvent impraticables en hiver. Ces problèmes seront résolus quand, vers 1928, Québec assumera l’entretien des routes pour permettre la circulation des automobiles. Il reste cependant que la plupart des habitants de Saint-Léonard n’ont que le cheval pour circuler sur les routes. D’où la nécessité d’un système de transport en commun… qui verra le jour en 1946.

Pendant presque toute la moitié du vingtième siècle, Saint-Léonard ressemble à une paroisse rurale où l’élevage, l’industrie laitière et la culture maraîchère occupent une place de choix. Les laiteries sont nombreuses  tant qu’en 1916 tous ceux qui expédieront du lait à Montréal devront posséder une licence à cet effet. Vers 1942, les agriculteurs produisant au maximum, leurs produits se vendent bien sur les marchés domestiques. Le rationnement des produits alimentaires touche moins le milieu rural que le milieu urbain.

En 1945, en fin de guerre, avec ses 555 âmes réparties en 108 familles, Saint-Léonard ressemble plus à un petit village rural qu’à une cité. De 1931 à 1945, sa population n’a augmenté que de 102 habitants.

En 1955, malgré des progrès importants dans le domaine économique et en matière de transports, Saint-Léonard conserve toujours des allures de grand village prospère. Plusieurs des 800 personnes qui composent sa population se consacrent encore à l’agriculture. D’autres, cependant, s’intéressent à vendre leurs terres pour des projets de construction domiciliaire.

C’est alors que se forme la Coopérative d’habitation de Montréal et le Bas-Saint-Léonard est à la veille d’un développement gigantesque qui donnera naissance officiellement à Ville d’Anjou en février 1956. En quelques années seulement, le paysage de l’ancien territoire de Saint-Léonard se métamorphose complètement. La petite municipalité qui comptait 800 âmes au début de la décennie dénombre 9500 habitants à la fin des années 50.

UN BRIN D’HISTOIRE

 

Le développement de l’Île de Montréal s’étant fait pas concessions de la part des Sulpiciens depuis 1663, c’est en 1672 que se dessinent les costes Saint-Michel et Saint Léonard. En cette période où les guerres et les tentatives d’invasion se succèdent, le développement sera particulièrement lent. Par ailleurs, les intrigues politiques et les contraintes religieuses n’encouragent guère les efforts des habitants.

UN BRIN D’HISTOIRE

 

Le développement de l’Île de Montréal s’étant fait pas concessions de la part des Sulpiciens depuis 1663, c’est en 1672 que se dessinent les costes Saint-Michel et Saint Léonard. En cette période où les guerres et les tentatives d’invasion se succèdent, le développement sera particulièrement lent. Par ailleurs, les intrigues politiques et les contraintes religieuses n’encouragent guère les efforts des habitants.

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